Paul BELMONDO

Fils d’un forgeron piémontais, Paul Belmondo nait à Alger en 1898 où il suit ses premiers cours de dessin, de sculpture et d’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts. Après la première guerre mondiale, une bourse de voyage lui permet d’intégrer l’atelier de Jean Boucher à Paris, mais c’est avec le sculpteur algérois Béguet, élève de François Rude, que sa vocation de sculpteur se révèle. Installé à Montparnasse, il se lie rapidement avec Charles Despiau dont il devient l’un de ses plus fervent disciple. En évoquant Despiau, il rapporte alors : « Il me parlait de Rodin qui était son dieu ». Paul Belmondo s’inscrit parfaitement dans la modernité de son temps, inspiré par l’art Grec, marqué par la monumentalité de Rude, et fidèle à l’humanisme de Despiau. Sa carrière est jalonnée de commandes publiques qui mettent en lumière sa maîtrise de la taille directe et de la sculpture monumentale. Il marquera cet art avec le grand bas-relief de La Ville d’Alger recevant les fruits du travail en 1935, La Danse réalisée pour le Palais de Chaillot en 1937, l’Apollon de 1942 placé aujourd’hui à la faculté des Sciences d’Orsay, la Baigneuse pour la fontaine à Orléans en 1955. La qualité de son travail dans ce domaine lui permettra d’être le sculpteur choisi en 1960 pour copier la Danse de Carpeaux dont l’originale est désormais conservée au musée d’Orsay. Il excelle également dans un art plus intimiste, celui du portrait, portraits de ses familiers comme son fils Paul, sa fille Murielle ou Madeleine Belmondo et de personnalités, à l’instar de Maurice Genevoix. Reconnu par ses pairs, il est nommé en 1953 professeur à l'École nationale des Beaux-Arts. Il reçoit en 1958 la Médaille d'Or des Artistes Français et en 1960, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts.