Jeanne PIFFARD

Jeanne Piffard est née à Paris en novembre 1892. Fortement attirée par la sculpture, elle s’inscrit à l’Académie Jullian, puis à la Grande Chaumière et suit pendant quelques temps les cours du sculpteur animalier Édouard Navellier. Celui-ci l’influence dans ses premières productions, notamment dans ses premiers chevaux et dans le Jeune Âne qu’elle expose au premier Salon des artistes animaliers d’Armand Dayot en 1913. Elle est aussi encouragée dans sa vocation par Mateo Hernández et André Abbal, deux tenants de la difficile taille directe. Ses œuvres sont vues dans les grands Salons : le Salon des Artistes Français en 1924, le Salon d’Automne à partir de 1928, celui des Artistes Décorateurs et des Tuileries. Elle continue d’exposer aussi dans la Société des Artistes Animaliers d’Armand Dayot dans la mouvance de Gardet, puis, en 1931, à la société nationale des Beaux-Arts dont elle devient secrétaire et elle est contactée par la manufacture de Sèvres en 1933. C’est un début dynamique pour cette jeune sculptrice dont la carrière prend un tournant triomphal avec le Premier Grand Prix de l’Exposition Universelle de 1937 pour la Porte d’honneur monumentale du Centre rural (collaboration avec Jean Dunant). Elle participe à l’exposition les « artistes de ce temps » au Petit Palais en 1938 et son travail, à la suite de celui de Pompon et Albéric Collin, est présenté à la Biennale de Venise en 1940. Son activité continue pendant la guerre avec la commande pour un faune au miroir d’eau, commande annulée à la libération. Dès lors, elle traverse une crise morale et délaisse la sculpture animalière pour se consacrer à l’art religieux. Le plus étonnant dans cette carrière animalière riche en ce qui concerne les expositions est que sa trace historique contraste avec le corpus des oeuvres. Et dans cette production confidentielle , surtout des terre cuites, céramiques et grès, quelsques plâtres, et seulement trois bronzes .