Armand PETERSEN

Armand Petersen naît à Bâle, en Suisse le 25 novembre 1891. Ses parents, d’origine danoise, appartiennent à la bonne bourgeoisie locale. Après ses études, il entre à l’Ecole des Arts Industriels de Genève dans la classe d’orfèvrerie et de ciselure. Il arrive à Paris en 1914 pour continuer sa formation mais doit bientôt renoncer à son séjour à cause de la guerre. Il part alors à Budapest e Hongrie où il s’inscrit à l’Ecole Centrale d’Art. Il se destine à l’orfèvrerie. Peu après la fin de la guerre, il rentre dans l’atelier du sculpteur animalier Bela Markup auprès duquel il va travailler 4 ans. Celui-ci l’initie au modelage et l’amène travailler au parc zoologique de Budapest. Petersen, dont la formation fut longue et poussée, était un excellent ciseleur et s’est attaché toute sa vie à la perfection des bronzes qui sortent de ses mains. Sa première sculpture connue et conservée est réalisée à Bâle en 1923. Elle représente un chien danois (le nôtre) qui lui a été commandé par des particuliers. Ce qui se dégage de cette sculpture au premier abord est sa monumentalité et son expression. A partir de 1924, il s’installe à Paris où il va exposer régulièrement ses œuvres au Salon d’Automne, des Tuileries et dans les salons organisés par la Société des Artistes Décorateurs. Il a travaillé directement auprès de Pompon au Jardin des Plantes. Surfant sur l’engouement de la sculpture animalière parmi les collectionneurs de la période, il va toutefois avoir une petite production, presque uniquement sur commande et produire des bronzes extrêmement soignés et parfaitement ciselés. Sa façon, proche de celle de Pompon, va toutefois s’en éloigner en ce sens où il aime donner une personnalité, une expression propre, à chacun de ses sujets. Pompon représente la panthère, l’ours, le coq ; Petersen représente une panthère, un ours, un coq. Comme beaucoup de sculpteurs de sa génération, il s’éteint quasiment dans l’oubli le 20 novembre 1969.