Georges GARDET

Élève d’Aimé Millet à l’École des Arts Décoratifs, Georges Gardet reçoit les conseils de Frémiet dont il subit un temps l’influence. Il se révèle rapidement un sculpteur animalier de talent. À 24 ans, il obtient un premier grand succès avec Drame au désert, plâtre exposé au Salon de 1887, qui lui sera commandé en bronze pour être placé au parc Montsouris où il se trouve toujours. Il s’impose très rapidement comme le grand sculpteur animalier classique dans la suite de Barye et de Frémiet, ce qui lui vaut de nombreuses commandes, tant de particuliers que de la part de l’état. Il réalise Chien danois et Chienne danoise, deux marbres pour l’escalier d’honneur du château de Chantilly en 1894 ; Tigre et lion, groupe monumental en marbre pour le château de Vaux-le-Vicomte en 1898 ; les lions qui décorent les escaliers du pont Alexandre III sur la rive droite à Paris en 1900, deux grands lions pour le palais Laeken à Bruxelles… Il se spécialise aussi dans le travail de marbres polychromes et de matières précieuses dont il exploite habilement les particularités. Ces objets précieux le feront remarquer des jurys de grands prix remis par l’Automobile Club ou le Jockey Club qui lui en commanderont à plusieurs reprises. En 1918, il est le premier sculpteur strictement animalier à être élu à l’Académie des Beaux-Arts. Chevalier de la Légion d’Honneur en 1898, Officier en 1900, il reçoit le grand prix de l’Exposition Universelle de 1900 pour deux grands groupes, Lions et Lionnes destinés au Château de Vaux le Vicomte. Après la guerre de 1914-18, son étoile va pâlir devant les tendances plus modernes.