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Auguste RODIN
( 1840 - 1917 )

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 JEUNE MÈRE À LA GROTTE

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Auguste RODIN
( 1840 - 1917 )

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 JEUNE MÈRE À LA GROTTE

Bronze, patine brun noir richement soutenu
H : 37,3 cm, L : 26,5 cm, P : 20,6 cm
Epreuve ancienne signée «Rodin», fondue probablement par Griffoul et Lorge.
Circa 1888-1891

Références éditoriales (lettre du Comité Rodin n°2013-4139B):
15 épreuves identifiées dont 13 fondues du vivant. 

Detailed Description

Dans la lignée des sculptures sur la maternité de J.-B. Carpeaux (La Tendresse maternelle, Jeune mère et son enfant, L’Enfant malade), la Jeune mère à la grotte s’inscrit dans une série d’études que Rodin a réalisées entre 1885 et 1893 sur le thème féminin de la tendresse. Ce thème s’exprime à travers le lien filial dans la version en relief de Jeune mère à la grotte (1885), mais aussi sous la forme de groupes en ronde-bosse avec Jeune mère (1885) et l’Amour qui passe (avant 1893), dans lesquels l’enfant se transforme en putto ailé, allongé sur les genoux de sa mère. Cette tendresse devient plus tard fraternelle, avec le groupe Frère et Soeur (1890-1891). 

Il s’avère que le relief de la Jeune mère, initialement destiné à couronner le pilastre gauche de la Porte de l’Enfer, constitue le point de départ de ces études sur l’expression des sentiments familiaux. Bien que Rodin ait abandonné le projet de l’intégrer à l’œuvre de sa vie, préférant la Cariatide à la pierre, il n’en a pas pour autant perdu de vue la dimension décorative et architecturale, puisqu’il l’a intégrée dans l’ensemble sculptural destiné à l’Hôtel Fenaille (1886), une création en marbre dont la commande a été définitivement conclue avec l’artiste en 1889.

Rodin appréciait particulièrement ce relief intimiste, connu sous différents noms : Jeune mère, Caresse maternelle, Femme et enfant dans sa grotte et Coquille femme et enfant. Il l’exposa en bronze au Pavillon de l’Alma en 1900 (n° 92, ancienne collection Peytel) et en fit don à Claude Monet en 1886 en échange d’un tableau représentant une vue de Belle-Île (le bronze se trouve aujourd’hui au musée Marmottan à Paris).

Entre 1888 et 1905, Rodin fit appel aux fonderies avec lesquelles il travaillait à l’époque, Léon Perzinka, Griffoul & Lorge, Adolphe Gruet et Alexis Rudier, pour réaliser une édition commune de ce modèle, estimée à treize exemplaires de son vivant, auxquels s’ajoutèrent deux exemplaires posthumes, à l’initiative du musée Rodin et coulés par la fonderie Alexis Rudier.

Le bronze que nous présentons, coulé entre 1888 et 1891, probablement par la fonderie Griffoul et Lorge, se distingue par la qualité de son moulage, qui met en valeur les protagonistes, et par sa patine unique, aux subtiles nuances de vert.

Auguste RODIN