Auguste RODIN
( 1840 - 1917 )
TÊTE D'HANAKO known as Type A (1908-1909)
H : 17,8 cm, L : 9,9 cm, P : 11,5 cm
Epreuve ancienne dédicacée et signée sur le chignon «À la grande artiste, À Hanako, son admirateur, Rodin».
Avant 1917
Lettre du Comité Rodin n°2024-7280B
Provenance :
Don de Rodin à Hanako
Detailed Description
En juillet 1906, Auguste Rodin se rendit à Marseille pour continuer à dessiner les jeunes danseuses cambodgiennes qui l’avaient fasciné à Paris et qui se produisaient dans le cadre de l’Exposition coloniale. C’est au cours de ce séjour, sur les conseils de son amie proche Loïe Fuller, que Rodin assista à une représentation de l’actrice japonaise Hanako, qui jouait dans la pièce *La revanche d’une Geisha*.
La scène finale de la pièce, où le personnage est confronté à la mort, laissa une profonde impression sur le sculpteur. Rodin décrivit plus tard ce moment en termes très vivants :
‘With small, fearful gestures, like those of a frightened child, with sighs and cries like those of a wounded bird, she curled up into a ball, her slender body reduced to nothing as it vanished into the folds of the large, heavily embroidered Japanese dress. Her face froze as if petrified, and only her eyes retained an intense vitality.’1
Moved by the extraordinary expressive power of this performance, Rodin sought to capture and preserve its emotional strength in sculpture. From September, he asked Loïe Fuller to bring Hanako to his studio in Meudon so that he might capture her expression. The first sessions ended in failure, and the following year, Rodin asked the actress to return to strike a pose. The sculptor worked on the theme of Hanako for two years, producing various types and expressions.
(1) G. Lista, Loïe Fuller, danseuse de la Belle Époque, éditions Stock-Somogy, Paris, 1994, p. 374.
« Par de légers gestes, comme un enfant effrayé, des soupirs, des cris d’oiseau blessé, elle se recroquevilla sur elle-même, réduisant à néant son corps de plus en plus mince qui se perdait dans les plis de la grande robe japonaise richement brodée. Son visage s’immobilisa comme pétrifié et seuls ses yeux conservaient une vie intense. »
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