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James PRADIER
Les parents de Pradier l'ont placé dans l'atelier d'un bijoutier, où il a appris la gravure sur métal. Il a suivi des cours de dessin à Genève, avant de partir pour Paris en 1807. En 1811, il était inscrit à l'École des Beaux-Arts et a ensuite participé à ses concours de sculpture en tant qu'élève de François-Frédéric, baron Lemot. C’est toutefois l’influence du peintre François Gérard qui contribua le plus à sa formation artistique à cette époque. Pradier remporta le Prix de Rome en 1813 et fut résident à l’Académie française de Rome de 1814 à 1819. À son retour en France, il présenta au Salon de 1819 un groupe intitulé Centaure et Bacchante (disparu) ainsi qu’une Bacchante couchée (marbre ; Rouen, Musée des Beaux-Arts).
Cette dernière, empruntant une torsion à connotation érotique à la Vénus callipyge de l’Antiquité, inaugure la série de sujets féminins classiques sensuels qui allaient devenir la spécialité de Pradier. Dans Psyché (marbre, 1824 ; Paris, Musée du Louvre), de nouveaux éléments vinrent s’ajouter aux références de Pradier à l’Antiquité. Pradier explora le thème des danseuses dans plusieurs statuettes différentes. Dans certains modèles, les danseuses étaient africaines, comme la Danseuse africaine au tambourin et la Négresse aux calebasses. Dans d’autres, Pradier fit appel à des nymphes légèrement vêtues, certaines avec des guirlandes, d’autres avec un tambourin : Pradier Danseuse à l’écharpe, Pradier Figures dansant aux fleurs et Pradier Odalisque dansant.