:)

Antoine-Louis BARYE
( 1795 - 1875 )

More about the artist

DEUX CAVALIERS ARABES TUANT UN LION 

image main image main image main image main image

Antoine-Louis BARYE
( 1795 - 1875 )

More about the artist

DEUX CAVALIERS ARABES TUANT UN LION 

Modèle issu de "La Chasse au lion"
Bronze à patine brun richement soutenu.
Haut : 36 cm, Long : 38,8 cm, Prof : 20,8 cm
Épreuve ancienne signée "Barye" dans le modèle, atelier de Barye (période 1857-1875) - rare, belle épreuve.
Circa : 1860
 
 

Detailed Description

L'œuvre intitulée « Deux cavaliers arabes tuant un lion » fait partie de la « Chasse au lion », une composition centrale de table commandée par le duc d'Orléans. La pièce maîtresse, composée de cinq grands groupes de scènes de chasse réalisés par Barye, dont la Chasse au lion, était installée au palais des Tuileries, dans la salle à manger d'apparat du fils de Louis-Philippe. Cela explique le point de vue de profil et les deux faces de ce groupe, conçu pour être vu des deux côtés de la table. 

Barye a conservé le même point de vue pour le modèle édité, une composition présentant deux points de vue principaux. D'un côté, un cavalier sur un cheval vaincu, tandis que le second se trouve au-dessus du lion. Comme à l'accoutumée chez Barye, la composition, structurée en carré, est facilement lisible et très claire des deux côtés. Elle présente un équilibre presque mathématique entre opposition et complémentarité, avec le dynamisme des chevaux et des cavaliers. Elle rappelle également l'Antiquité, comme on aurait pu la voir sur un relief de métope d'un temple grec. 

En ce qui concerne le tirage, ce modèle reste un mystère pour nous. Il s’agit certainement de l’un des plus ambitieux de la collection de bronzes de l’artiste ; pourtant, nous n’avons identifié à ce jour que dix exemplaires coulés du vivant de l’artiste, alors qu’il existe des centaines de lions et de tigres et des milliers de petits lapins de sa main. De plus, ce groupe ne coûtait que 350 francs français, alors que les lions et les tigres s’élevaient à environ 100 francs français et les lapins à quelques francs seulement. Pour rappel, Delacroix vendait facilement ses petits tableaux pour 1 000 francs. La sculpture, plus difficile à réaliser et plus coûteuse à couler que la peinture, restait à l’époque la forme d’art la moins valorisée. 

Puis, lorsque nous avons publié notre catalogue raisonné (Gallimard, 2000), nous avions recensé 6 exemplaires, dont 5 dans des collections muséales. 

Vingt-cinq ans plus tard, nous en comptons 11, comme le montre la liste suivante : 5 dans des collections privées et 6 dans des musées, et nous avons eu la chance de négocier 4 exemplaires parmi les 5 actuellement détenus par des collections privées. 

Antoine-Louis BARYE