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Mahmoud MOKHTAR
( 1891 - 1934 )

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ALA SHAT EL NIL ou "Au bord du Nil" (1927-1929)

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Mahmoud MOKHTAR
( 1891 - 1934 )

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ALA SHAT EL NIL ou "Au bord du Nil" (1927-1929)

ou «Au bord du Nil» (1927-1929)
Premiere reduction ( n°1)
Bronze, patine brun richement soutenue 
H : 118,5 cm, L : 30 cm, P : 27 cm
Epreuve ancienne signée «Mouktar», inscrit «Susse Frères. Éditeurs Paris» et «cire perdue» , avec la pastille insérée sur le côté de la base, numérotée «4».
Circa 1933-1934

Références éditoriales :
Six épreuves fondues de cette première et plus grande reduction entre 1931 et 1939, avec 5 épreuves du vivant incluant celle-ci. 

Detailed Description

Le modèle de *Au bord du Nil* a été créé à l'apogée de la carrière de Mokhtar, après l'inauguration du monument *Le Réveil d'Égypte*, que le gouvernement avait déclaré événement national. Cette œuvre a fait revivre la monumentalité de l'Égypte antique et est devenue le manifeste d'une aspiration à une renaissance esthétique égyptienne, dont Mokhtar s'est fait le porte-drapeau. L'élan vers le ciel et la monumentalité hiératique de l'œuvre Au bord du Nil combinent la vision intemporelle d'une Égypte rêvée – la femme qui se tient devant nous peut être soit une personne contemporaine, soit une illusion de la Haute-Égypte – avec la réalité des porteuses d'eau ou des fellahs qui se promènent au bord du grand fleuve.

La vision de Mokhtar est le fruit d’une longue observation : les longs drapés dévoilent subtilement la silhouette et jouent avec la lumière, tandis que les jarres bien équilibrées se penchent légèrement au-dessus du siège torsadé, comme le montrent les clichés de cette époque.

Mokhtar a réalisé plusieurs interprétations de ce thème, comme le groupe de trois figures en granit intitulé *Le Retour de la rivière* (1928), dont la femme centrale présente une posture similaire à celle de notre sujet. Il existe une grande copie en pierre de ce sujet, exposée à la Galerie Bernheim Jeune en 1930, lors d’une exposition consacrée à l’artiste où de nombreux bustes étaient présentés, ainsi qu’un grand exemplaire en pierre de La Fiancée du Nil.

« M. Moukhtar est revenu aux bergers du delta, aux femmes drapées de voiles traditionnels, dont la prestance royale et les gestes hiératiques sont restés inchangés depuis des siècles. Ce sont encore les porteuses d’eau, l’amphore sur la tête, remontant des rives du Nil, au rythme de lentes marches, les baigneuses sur les jeunes corps desquelles la laine mouillée est plaquée. Ces paysannes ne sont pas les sœurs des statues héroïques et grandioses, gardiennes des temples déserts, mais plutôt des longues figures lisses que les pharaons emportaient dans leurs tombes pour garder l’image de la vie ».
Jacques Baschet pour l’Illustration, le 15 mars 1930.

L’édition en bronze prolonge le jeu illusionniste de la lumière sur la surface, à la manière des pierres anciennes polies telles que le granit ou le basalte. Au bord du Nil est disponible en 4 tailles distinctes : H. 180 cm / H. 120 cm / H. 80 cm / H. 40 cm.

La Maison Susse n’a réalisé que six exemplaires de cette sculpture au format 120 cm : cinq datent de son vivant et un a été réalisé à titre posthume.
Notre exemplaire, réalisé de son vivant, présente une magnifique patine brune ; la signature est rehaussée de blanc et le chiffre « 4 » est apposé sur le moule, ce qui laisse supposer qu’il s’agit du quatrième exemplaire.

Mahmoud MOKHTAR