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Charles Artus

Élève d’Édouard Navellier (1865-1944), Artus présenta sa première étude animalière, Étude d’un borzoï, au Salon d’automne de 1920, puis, au Salon des artistes français de 1921, il exposa Oie endormie. Peu après, il quitta l’atelier de Navellier, qu’il trouvait trop réaliste à son goût et dont l’influence est à peine perceptible dans l’œuvre d’Artus. Il rejoignit alors l’atelier de François Pompon (1855-1933), dont le style fluide, privilégiant le volume au réalisme, correspondait mieux au tempérament d’Artus. Artus restera fidèle à ce style toute sa vie. En 1931, il fait partie des douze sculpteurs animaliers regroupés autour de Pompon, avec lesquels il expose au Salon des Animaliers organisé par Ruhlmann. Comme de nombreux sculpteurs animaliers de son époque, Artus va connaître une grande popularité pendant l’entre-deux-guerres, lorsque l’Art déco connaît un essor fulgurant. En 1920, Artus s’est construit un atelier à l’arrière de la villa Bligny à Étretat, une maison familiale où il s’est retiré après la Seconde Guerre mondiale et où il a exposé ses œuvres.

Spécialiste des sculptures d’oiseaux, dont la forme se prête particulièrement bien à la stylisation, il participa à de nombreux salons, tels que le Salon des Animaliers, le Salon des Indépendants, les Salons d’Automne de 1920 à 1935 et le Salon des Artistes Français de 1921 à 1927, où il remporta une mention honorable en 1922 et une médaille de bronze en 1926.