Gustave HIERHOLTZ

Né le 5 août 1877, Gustave Hierholtz est d’origine alsacienne ; ses parents quittent la France probablement après l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne après 1871, pour s’installer à Lausanne en Suisse.
L’artiste conserve toutefois la nationalité française et effectue son service militaire à Montbéliard en 1897.
Il reçoit en Suisse une première formation de sculpteur auprès de Raphaël Lugeon, puis vient à Paris où il suit les cours d’Emile Delepine, d’Emmanuel Frémiet et de Paul Auban. Il débute au Salon des artistes français en 1907 où il obtient une mention honorable, puis une médaille de troisième classe en 1908.
En 1912, il remporte le prix d’Ab-del Tif, qui va lui donner la possibilité de séjourner dans la villa du même nom pour une durée de deux ans.
Il reste en Algérie de 1912 à 1914 avant d’être mobilisés pour la guerre.
Son séjour en Algérie lui inspire des sujets d’inspiration orientalistes, comme la Jeune kabyle au marché ou les Femmes d’Algérie, grâce auxquels il rencontre son premier mécène, Louis Meley, qui lui commande un surtout de table en argent, qu’il vient réaliser à Paris en juin–juillet 1914.
Mobilisé pour la guerre en Algérie, il est chargé de la garde des prisonniers allemands au camp de z’arir au pied de la Radija. Il s’adonne alors à la peinture.
En septembre 1919, on le retrouve en extrême orient à Hanoï, où il est nommé directeur d’une école professionnelle d’arts appliqués. Il va séjourner à Tonkin jusqu’en 1925 ; au cours de cette période, il va réaliser de nombreux sujets d’inspiration annamite, qui seront exposés au Salon des Artistes Français ainsi qu’à la Société des peintres orientalistes français, où il n’expose pas moins de 12 pièces en 1925. Il est également l’auteur du monument aux morts d’Hanoi inauguré le 11 novembre 1928, dont il expose un projet au salon des artistes français en 1925. Vers cette époque, il rentre à Paris où il continuera à réaliser des sculptures inspirées de l’Indochine. C’est probablement de ces années que date notre Cornac sur un éléphant que l’on retrouve exposé au salon des artistes français en 1937. En 1948, il expose une dernière fois ou S. B. A. F. O. M (Société des Beaux-Arts de France et d’Outre-Mer) Une tonkinoise de la ville est une tonkinoise de la campagne. L’artiste meurt à Sceaux en 1956.
Sur le plan éditorial, l’œuvre de Gustave Hierholtz est exceptionnellement restreinte. La maison Susse a apparemment édité au moins cinq de ses modèles.