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Armand PETERSEN ( 1891 - 1969 )

ANTILOPE KOB

Bronze, richly shaded dark brown patina
H : 25,5 cm, L : 21,7 cm, D : 6,5 cm
Artist edition signed "A. Petersen", cast by "Bisceglia, cire perdue" (seal).
Circa : 1940

L’Antilope Kob ou Cobe fait partie des nouvelles sculptures présentées par Petersen à l’occasion de la seconde exposition des « Animaliers », organisée à la Galerie Brandt en 1929. À la différence de l’Antilope dos rond, l’animal se distingue par un aspect moins en rondeur, une tête pourvue de longues cornes striées et moins tournées, scrutant au loin les steppes environnantes. La sculpture appelle à l’élévation : fine terrasse, longues jambes et cornes mouvementées ascendantes. L’effet est ainsi plus décoratif et se rapproche du traitement dessiné des antilopes des paravents laqués de Jean Dunand à la même époque.

En 1956, Petersen revisite son Antilope Kob. Plus avancé en âge et en maturité, l’artiste propose une antilope qui gagne en prestance avec un port de tête droit et fixe, suivant le prolongement du corps de l’animal. Mais plus statique, elle a certainement perdu cette vérité et cette naïveté de la Jeune antilope de 1929. L’artiste prévoit alors un agrandissement de ce second état dans un format de 57 cm.

Pour ces tirages d’artiste, très limités dans cette version de 1929, Armand Petersen s’adresse à un artisan d’origine italienne de grand talent, Mario Bisceglia qui fondait à Paris avec ses frères depuis 1907. Il était réputé pour son savoir-faire dans le domaine des patines et se déclarait fiscalement en 1910 comme « mouleur de figure de cire à façon ». Après être retourné en Italie pendant les années de guerre, Mario semble avoir relancé ses activités familiales à la fin des années 20. La fonderie sera occasionnellement sollicitée par Artus et Pompon, tous deux membres du Groupe des Douze.

Armand PETERSEN