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Henri LAURENS ( 1885 - 1954 )

FEMME COUCHÉE A LA DRAPERIE (circa 1925)

Bronze, richly shaded brown patina.
H : 13,4 cm, L : 34,1 cm, D : 8,1 cm
Lifetime cast signed with the usual monogram "HL", founder mark "Alexis Rudier Fondeur Paris", Georges Suzanne Ramié collection then by descendance.
Before 1952

Artiste autodidacte, Henri Laurens est considéré comme l’une des personnalités majeures du renouvellement de la sculpture au début du XXe siècle. Discret, il trouva pleinement son mode d’expression dans les idées cubistes, qui se développent dans un Paris où évoluent Bourdelle, Maillol, Despiau et où retentit encore l’influence des recherches de Gauguin. Les arts premiers et une nouvelle lecture de la sculpture médiévale et antique participèrent à l’avènement du cubisme, prôné par Pablo Picasso, Juan Gris ou encore Henri Matisse.
Laurens étudie et analyse les pratiques de ses contemporains à travers ses bas-reliefs, un nouvel usage de la polychromie mais aussi une recherche au niveau des matériaux, qui influenceront Csaky.
A partir des années 1920, Laurens se consacre presque exclusivement à la figure féminine nue, essence même de la beauté universelle. Œuvres toujours empruntes de monumentalité, ses femmes couchées aux formes généreuses possèdent des contours forts avec une profonde géométrisation aux lignes droites et anguleuses. Ce ne sera que vers le début des années 30 que, dans une seconde phase générale du mouvement du cubisme que les lignes s’adoucissent, plus souples, en rapport étroit avec le thème des sirènes et des baigneuses qui fascinent le sculpteur surtout après 1937, lors de son premier séjour au bord de la mer.



NOTRE MODÈLE

Le modèle de notre épreuve appartient à cette thématique des femmes couchées propres aux débuts des années 1920 dans la carrière de Laurens. L’artiste propose une composition dynamique, avec la souplesse de la draperie qui entre en écho que le détail anecdotique de la chevelure fluide de la figure. Pour une ouverture de la composition, Laurens tourne la tête de son sujet où le visage est à peine discernable.


L’ÉPREUVE

Notre épreuve, fondue par Alexis Rudier possède une très belle empreinte. Elle est caractéristique de la qualité des œuvres réalisées par ce fondeur d’exception, qui collabora avec Rodin. La subtile patine brune richement nuancé souligne parfaitement la composition du sujet.
Elle a appartenu à la collection de Suzanne Ramié, céramiste reconnue installée à Vallauris au milieu du XXe siècle. Elle initia Picasso à cet art et côtoya ainsi le cercle des artistes cubistes au cours des années 1940.
 

Henri LAURENS