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Mateo HERNANDEZ ( 1885 - 1949 )

JEUNE CERF

Black granite
H : 27,4 cm, W : 44,7 cm, D : 11,4 cm
Direct carve signed "Mateo Hernàndez", with the precision following the signature"Talla directa" for direct carve, then "1919", reproduced in the article by René-Jean "Mateo Hernando tailleur de pierres dures" : Jeune cerf, granit noir, 1923, former Fernande Hernandez Collection, Rimsky collection.
Circa : 1919

RENE Jean « Un sculpteur de pierres dures Mateo Hernandez » in Art et Décoration, Tome XLVI, aout 1924, p. 107116. Reprod. p. 108.
BERNALDEZ VILLARROEL Lorenzo, BRASAS EGIDO José Carlos, « Ciervo joven de la India » in Mateo Hernandez (18841949) un escultor espanol en Paris, Junta de castilla y Leon, 1998, p. 192193.  
Formé à Salamanque, Mateo Hernandez est un sculpteur autodidacte qui appréhende la taille directe du granit et d’autres pierres extrêmement dures dans son entourage familial. Il arrive à Paris en 1910 et poursuit son activité de taille dans des matières compliquées à travailler et peu représentées dans le contexte artistique parisien.

Il choisit de créer un bestiaire exotique qui lui permet aussi par le sujet et son matériau, de faire référence aux canons de certaines civilisations antiques. Pour un jeune artiste, nul doute que les visites au musée du Louvre ont complété son éducation visuelle et contribué à forger sa propre esthétique.

L’angle d’observation de profil avec des attitudes relativement hiératiques, ainsi que les jeux entre les pleins et les vides, rappellent certaines représentations égyptiennes ou mésopotamiennes. La consécration viendra en 1920 lorsque le Baron Rothschild acquiert la monumentale Panthère de Java, aujourd’hui conservée au Metropolitan Museum de New York.

Le Jeune cerf appartient à sa première période (1910-1920). Le choix d’une pierre à l’aspect rebutant, très dure, pas réellement faite pour être sculptée (en tout cas loin des matériaux précieux choisis par d’autres sculpteurs comme Sandoz) renforce encore ce rattachement à des temps éloignés.

Mateo Hernandez ne travaille pas dans la lignée de Pompon. Ses œuvres ne peuvent avoir ni la souplesse du modelage, ni l’expression que celui-ci permet, car la retouche est sans retour. L’outil doit être précis, sûr de lui, certain d’atteindre son but. Le souci de Mateo Hernandez est moins de rechercher un réalisme au travers de formes simplifiées, que de se confronter avec un matériau qui lui résiste.

Mateo HERNANDEZ