Eugène-Antoine BORGA

Elève de Prosper Lecourtier et de Clovis Masson, Borga expose pour la première fois au Salon des Artistes Français en 1912 . A partir de l’année suivante où il montre une œuvre animalière , il n’exposera quasiment plus que des oeuvres de ce genre. 

Durant la Grande Guerre, il se fait remarquer en exposant au Salon d’Automne de 1919, 6 terres cuites représentant des scènes de la vie quotidienne des soldats ainsi qu’une panthère en terre cuite. De retour à la vie civile, il continuera une carrière discrète en montrant régulièrement dans différents Salons des œuvres réalisées en terre cuite, en plâtre et surtout en bois exotique. Rarement en bronze, ce qui laisse supposer qu’il ne produisait pas ou peu pour l’édition et ne disposait pas d’assez de moyens pour faire réaliser ses œuvres dans ce matériau. 

Il remporte une mention honorable au Salon de 1921 où il expose un bas-relief en plâtre intitulé Vendanges (n°3333) mais c’est en 1927 que sa carrière démarre réellement où il reçoit un encouragement de 500F de la part du ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts ainsi que le Prix de la Compagnie de la Navigation Mixte décerné par la Société Coloniale des Artistes Français qui lui permet de séjourner en Tunisie durant plusieurs mois. 

Il collabore également avec des décorateurs pour lesquels il produit des panneaux sculptés comme le devant de buffet envoyé pour Joubert en 1922exposé au XIIIe Salon des Artistes Décorateurs (n°136) et pour Gaston Perrin en 1933 pour lequel il sculpte une commode en palissandre de Rio – exposée du XXIIIe Salon. 

En 1929, il est de nouveau à Paris où il continue d’exposer dans différents salons de sculptures et choisit de représenter des animaux exotiques, dans le style de l’époque : Panthère d’Asie (1930) ; Tigres (1931) ; Bison (1934) ; Rhinocéros (terre cuite, 1937)… En 1934, il produit deux œuvres, Lionne et ses petits et Bison, qu’il édite à 20 exemplaires. Ce sont ses seules éditions connues. Sa production consiste sinon en des œuvres originales en bois précieux (palissandre, acajou) ou en bronze à la commande. Sa carrière est couronnée par une Médaille d’Or lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1937. Il continuera d’exposer jusqu’en 1945, puis tombera peu à peu dans l’oubli comme la plupart de ses confrères trop marqués par le style Art Déco qui n’est plus en vogue après la Seconde Guerre Mondiale. Il exposait à la Galerie Bernheim Jeune.