Antoniucci VOLTI

Né en 1915, Volti resta attaché toute sa vie à Villefranche-sur-mer, où il développe une identité artistique propre. Il étudie à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice de 1928 à 1932 avant de gagner Paris pour suivre les enseignements de l’Ecole des Beaux-Arts. Il met à l’honneur presque exclusivement le corps de la femme, représentant celles-ci en baigneuse ou en pleine méditation. Dans le sud de la France, il est ainsi tributaire de l’héritage antique romain et étrusque, mais aussi des nus de ses contemporains Maillol ou encore Henry Moore. Les formes arrondies prédominent dans des œuvres qui rendent un hommage technique à la sculpture à travers la taille du marbre et de la pierre, mais aussi le modelage, avec ses terres cuites. Ces matériaux mettent ainsi en avant une recherche de texture pour rendre les chairs, notamment pour ses terres cuites estampées. Tout comme Maillol, il conçoit de nombreuses œuvres de grand format simplement posées sur le sol, sans socle, vitalisant et allégeant ainsi la composition, notamment pour ses femmes couchées. Il devient professeur de sculpture sur bois à l’Ecole des Arts Appliqués à partir de 1950. Cette pratique influencera d’ailleurs le traitement des surfaces dans sa production. A partir des années 1950, il gagne une certaine notoriété et l’Etat achète certaines de ses œuvres comme la Femme, achetée en 1955 (Paris, Centre Pompidou, inv. AM1000S) ou encore les Trois Grâces, achetée en 1959 (Paris, musée d’Art Moderne, AMS1). Ce dernier modèle sera également repris pour un monument à Nice installé en 1961. Ainsi, le sculpteur répond aussi à plusieurs commandes pour des monuments publiques, comme le monument aux morts de l’Ile Rousse en 1954 ou encore la Méditerranée pour le Palais du même nom à Nice, suite à la rétrospective de l’œuvre du sculpteur en 1959.