Baltazar LOBO

Né dans le petit village de Cerinos de Campos dans la province de Zamora, Baltasar Lobo est très tôt initié à la taille du bois dans l’atelier de son père, charpentier. À 12 ans, il entre comme apprenti dans l’atelier de Ramón Núñez, spécialiste de la sculpture religieuse où il participe à la réalisation de Vierges et de Saints destinés à des processions. En 1927, il intègre l’Ecole des beaux-arts de Madrid, mais l’enseignement ne correspond pas à son tempérament. Il quitte l’école après trois mois d’apprentissage. Il travaille alors avec son père au cimetière de Madrid et réalise des figures en marbre, tout en suivant les cours du soir de l’Ecole des arts et métiers. Lobo se spécialise alors dans la taille du marbre et du bois.
Durant la guerre d’Espagne à laquelle il participe dans le camp républicain l’artiste perd son père et décide de quitter son pays en 1939 pour rejoindre la France. Grâce à l’aide de la communauté espagnole et de Picasso notamment, il s’installe à Paris dans le quartier de Montparnasse et fait la connaissance du sculpteur Henri Laurens qui exercera une certaine influence sur lui. À partir de 1945, Lobo participe à différentes expositions, d’abord avec des artistes de l’École de Paris tels que Picasso, Gargallo, Brancusi…
Dans les années 50, Lobo tisse des liens importants avec le Venezuela dont il reçoit plusieurs commandes qui donneront suite à de nombreuses expositions personnelles.
Sculpteur figuratif, il va progressivement, sous l’influence de Laurens et Brancusi, simplifier ses formes pour aboutir aux portes de l’abstraction, sans toutefois en franchir le seuil. Durant toute sa vie, il va explorer le même thème de la Femme, dans toutes les situations et positions, avec un attachement particulier pour les maternités. Reconnu internationalement, il est exposé aujourd’hui dans les principaux musées mondiaux (Madrid, Paris, Bilbao, Prague, Tokyo…)