Auguste TREMONT

Auguste Trémont (1893-1980) s’initie à l’art par le dessin en suivant ses premiers cours à l’École d’artisans de l’État à Luxembourg. En 1909, il intègre l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris où il obtient brillamment son diplôme en 1912 ce qui lui permet de poursuive sa formation à l’École des Beaux-arts, dans l’atelier de Gabriel Ferrier. Alors qu’il effectue un séjour au Luxembourg, il est surpris par la première guerre et trouve alors un emploi de dessinateur industriel à la sidérurgie Arbed de Dudelange.

Après la guerre, il reprend en dilettante ses études aux Beaux-arts de Paris, car ceux sont les animaux sauvages du Jardin des Plantes qui désormais le passionne. Interrogé plus tard par les critiques d’art sur son choix en faveur de la sculpture animalière, Auguste Trémont répond : Parce que c’était la tâche la plus difficile. Il apparait parmi les exposants du Salon d’Automne en 1923 avec deux dessins de fauves, soit seulement un an après l’exposition par Pompon de son Ours blanc. Le succès est au rendez-vous avec notamment son Chimpanzé, d’abord picturalement présenté sous forme de pastel et de peinture en 1924, avant d’apparaitre sous sa forme sculpturale en bonze à la cire perdue en 1927.

Désormais, Il participe à de nombreuses expositions annuelles. Au Salon des Tuileries de 1930, il présente un Bison et un Éléphant d’Asie en bronze. On découvre aussi ses nouvelles créations au côté de celles de Petersen, Godchaux, Jouve, Pompon… à la Galerie Edgar Brandt en 1929 et en 1930. Il en profite pour se rapprocher de ces confères animaliers en tant qu’invité du Groupe des Douze, fondé en 1931.

Le sculpteur reste également très lié à ses origines luxembourgeoises. Il est cofondateur du Salon de la Sécession au Luxembourg auquel il contribue en qualité d’exposant de 1927 à 1929. Il obtient en 1931 la commande des lions monumentaux placés devant l’Hôtel de Ville de Luxembourg. En 1936, il réalise des bas-reliefs en bronze pour le portail de la cathédrale Notre-Dame du Luxembourg. Il sera aussi retenu pour édifier la sculpture centrale du Monument dédié aux Victimes de la Guerre 1940-1945 de l’Église de Diekirch, inauguré en 1955. En 1956, il représente le Grand-Duché de Luxembourg à la Biennale de Venise avec sept de ses sculptures. Il retourne définitivement au Luxembourg en 1976 dont le musée Nationale d’Histoire et d’Art conserve aujourd’hui tout un ensemble d’oeuvres animalières.
 

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